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Cochon de lait grillé à la broche

 En suggestion vous trouverez tous les vendredis midi , le cochon de lait grillé à la broche ! 

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Restaurant fermé les Lundis soir

   Le restaurant est fermé chaque lundi soir sauf pendant les vacances scolaires où vous pouvez venir nous voir 7jours/7

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Passage du tour de France!
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Toutes les saveurs du Kenya : nyama choma , mandaazi et ignames au menu


Il n’y a pas que des paysages magnifiques et des animaux sauvages au Kenya. Lors de ma troisième escapade au Kenya, ce sont les saveurs typiques et les spécialités culinaires du pays que j’ai eu envie de noter, avec une attention particulière, dans mon carnet de voyage. Bien sûr, le pays compte une quarantaine de réserves naturelles. On peut y voir des lions, des girafes, des éléphants, des léopards…en liberté : il y a de quoi faire. Si vous poussez vers les côtes, vous trouverez des plages paradisiaques et une faune sous-marine très intéressante. Mais n’oubliez pas de vous aventurer aussi sur les sentiers de la gastronomie locale. Elle est riche et variée. Il ne faut pas manquer de la découvrir, et de la savourer. 


Le projet : ravir mes papilles à la mode swahili

Façon de parler : le swahili, c’est la langue bantoue parlée dans l'est de l'Afrique, principalement en Somalie, au Mozambique et …au Kenya. Vous avez là le fameux «Hakouna matata ! », qui vous invite à ne pas vous en faire, à prendre la vie du bon côté. 

Prendre la vie du bon côté, j’en avais la ferme intention, mais pour retourner au Kenya une troisième fois, il me fallait d’abord un visa. Il est obligatoire pour entrer dans le pays, quelle que soit la durée du séjour. Seuls les mineurs de moins de 16 ans en sont exemptés : personnellement, je n’ai plus 16 ans depuis longtemps. 

Avec un visa tourisme, vous pourrez rester sur place trois mois, au maximum. Le visa pourra être prolongé sur place, pour trois mois encore, au maximum. Pour obtenir le visa initial, adressez-vous à l’ambassade (3, rue Freycinet dans le 16ème à Paris. Métro, téléphone : 01-56-62-25-25), ou demandez-le en ligne sur evisa.go.ke. Le coût du visa, dans les 50 dollars, se règle par carte bancaire. Vous l’aurez dans la semaine.

Apparemment, il existe encore actuellement la possibilité de se faire délivrer le visa directement à l’arrivée, à l’aéroport de Nairobi au Kenya, au guichet de l’immigration. En tout cas moi, j’avais juste du présenter mon passeport, et donner environ 50 dollars (40 euros) en liquide. Mais on m’avait dit que cette possibilité allait disparaître. 

En plus du visa, il vous faut un passeport valable pour 6 mois minimum, et dans lequel il reste au moins deux pages vierges. Pensez également à faire les vaccins : celui de la fièvre jaune est obligatoire, ceux des hépatites A et B, de la typhoïde, et un traitement antipaludique préventif, sont vivement conseillés. Une fois ces petites formalités effectuées, à vous la liberté !

Moi j’avais prévu deux semaines, en août, en plein été. C’est une bonne saison, à la fois pour voir des animaux sauvages, et pour faire un peu de tourisme balnéaire. Et c’est surtout le moment de l’année où j’ai tellement besoin de lever le pied, de prendre enfin des vacances. Visa en poche, passeport valable, vaccins à jour, et c’était parti ! Je suis retourné dans ce pays magnifique, avec la ferme intention de faire particulièrement attention aux saveurs locales et gastronomiques que j’aurai l’occasion de rencontrer. Je n’ai pas été déçu !

Pour revenir au côté langage, et notamment pour commander vos plats, même si le Kiswahili est la langue nationale au Kenya depuis 1974, si vous avez quelques notions d’anglais tout ira pour le mieux. Au Kenya, tout le monde semble connaître la langue de nos amis britanniques.

Des en-cas délicieux et sur le pouce, dans la capitale.

Nairobi est à 30 minutes en voiture de l’aéroport. La première fois que j’étais venu au Kenya, je n’y avais même pas passé une nuit. J’avais tout de suite filé vers le Masai Mara, au sud-ouest, près de la frontière tanzanienne, pour faire un classique safari et rejouer « la ferme africaine » de la romancière Karen Blixen. La ferme de la romancière danoise était au sud-ouest, mais en fait non loin de Nairobi, près des collines de Ngong Hills.

Pour ce voyage-ci, j’ai passé deux jours entiers dans la capitale, et franchement, ça vaut le détour. Je suis arrivé assez frais : je m’étais reposé pendant les presque 12 heures de trajet, en vol direct. En été, il n’y a qu’une heure de décalage horaire avec la France (en hiver, seulement deux).

Nairobi est grouillante de vie, et chaleureuse. Il faut flâner dans ses rues, pour rencontrer les gens, et manger sur le pouce quelques délicieux petits en-cas. Vous trouverez par exemple, dès le matin, des épis de maïs grillés, de l’igname frite, et des sortes de beignets qu’on appelle les mandaazi. L’igname ressemble, à l’état naturel, à un énorme concombre, qui aurait été croisé avec une pomme de terre. C’est un légume à la chair blanche, et au goût plutôt doux et sucré. Les mandaazi sont des beignets au lait de coco, et à la cannelle, absolument délicieux. Chez les petits marchands ambulants de rue, on trouve aussi des sambusa, c’est-à-dire des samosas, sortes de beignets fourrés et triangulaires, originaires de l’Inde. Pour ce qui est des fruits, vous trouverez facilement des mangues et des papayes, des ananas, des bananes. Continuez votre promenade vers le Marché Masaï, très vivant et coloré. On y trouve de tout, de l’artisanat local aux tissus traditionnels. N’hésitez pas à marchander ! Plus classique, et incontournable pour en apprendre plus sur l’histoire kenyane, allez faire un tour au Musée National. 

Le soir, offrez-vous les services d’un bon restaurant, pour un budget à peine plus élevé. Un bon nombre sont indiens, car la communauté indienne est nombreuse au Kenya : vous trouverez alors une cuisine indienne traditionnelle, mais mâtinée à la sauce kenyane, très épicée, avec beaucoup de lentilles, de pois chiches et de pommes de terre.

Le plat national kenyan : du nyama choma s’il vous plait !

A ce stade, il faut que je vous parle du nyama choma. Littéralement, cela veut dire «  viande grillée ». C’est généralement du mouton ou de la chèvre, parfois du poulet ou du bœuf. C’est simple mais c’est fameux. C’est accompagné de matoké, composé de maïs bananes plantais cuites : tout simplement délicieux. 

Peut-être préférerez-vous le mukimo, un plat kényan traditionnel, qui était dégusté lors des cérémonies et des grandes occasions. Il en existe diverses variantes, avec des épinards ou des orties, mais il est fait généralement de pommes de terre, de pois verts frais, de maïs, et de feuilles de malenge, sorte de citrouille. Ca ressemble vaguement à de la purée mais c’est tout simplement divin. 

Bon, allez, je vais être franc. Il faut aussi que je vous parle de l’ugali. Cet accompagnement, de goût assez médiocre, est très répandu au Kenya et en Tanzanie. On ne va pas se mentir : c’est mangeable, mais c’est fade. Imaginez une sorte de porridge sans saveur et presque solide, à base de maïs concassé. On le trouve pourtant dans tout le pays. Comme quoi, les goûts et les couleurs… Bref, si vous voulez passer un bon moment, commandez de la viande grillée et son matoké, si vous voulez faire une mauvaise blague à un ami, misez sur l’ugali. 

Un autre plat très populaire, et bon cette fois-ci, c’est l'irio kikuyu, composé de pommes de terre, de pois, de maïs, et parfois de bananes vertes. Si c’est ingrédients sont tous écrasés ensembles, le plat prendra le nom de mukimo. Goutez aussi le kuku wakupaka, un plat de poulet savoureux, au lait de coco. Peut-être choisirez-vous comme accompagnement du sukuma, une sorte d’épinards absolument délicieux, ou du githeri, à base de maïs et de haricots.

Le karanga est facile à trouver dans tout le pays. C’est un ragoût à base de haricots, et souvent de bœuf. Les mishakiki sont des brochettes. En guise de viande, vous trouverez peut-être encore de l’autruche, du chameau ou du crocodile, mais l’antilope, la gazelle, le zèbre et la girafe sont désormais interdits.

Pour les appétits légers, mais aptes à recevoir une cuisine bien épicée, pensez à déguster une salade kachumbari, à base de tomates et de poivrons, mais également faite d’ail, d’oignons et de gingembre émincés, de jus de citron vert, et de piment : tout un programme ! 

Mes pérégrinations au Kenya, et la dive bouteille

Après ma petite halte à Nairobi j’ai rejoint le Parc national d’Amboseli, à environ 4 heures de route de la capitale. Hemingway, parait-il, l’affectionnait tout particulièrement. Lors de ma première visite, j’avais vu l’incontournable Masaï Mara. C’est à voir, et vous pouvez bien sûr visiter un village Masaï typique, avec ses petites huttes en glaise. Ma visite avait été orchestrée par « le fils du chef », ce qui n’avait pas manqué de me faire sourire, vu que le chef pratiquant la polygamie, des « fils du chef », il devait y en avoir quelques-uns…Les Masaï boivent traditionnellement du sang de bœuf, issu de leurs troupeaux. C’est alors à eux de s’amuser, lorsqu’ils proposent ce breuvage aux touristes ! Lors de mon deuxième séjour au Kenya, j’avais vu le parc national de Nakuru, avec son immense lac, ses flamands roses, ses pélicans. Il a la particularité d’abriter les derniers rhinocéros noirs. 

Cette fois-ci, au parc d’Amboseli, j’ai eu droit à la marche majestueuse de troupeaux d’éléphants, et puis des hippopotames, des gnous, des zèbres, des gazelles, des antilopes, le tout dans un paysage à couper le souffle, avec le Kilimandjaro en arrière-plan. Comme dans tous les parcs nationaux kenyans, l’hébergement se fait généralement dans un lodge, avec les menus inclus, souvent composés de buffets à volonté. Honnêtement, faites confiance au chef du lodge qui vous accueille : les cuistots employés sont rompus aux exigences de la clientèle de passage et tous de très bon niveau. La seule chose à laquelle il vous faudra faire attention, même dans un hôtel de luxe, c’est de ne pas boire l’eau du robinet.

D’ailleurs, côté boissons, il est temps d’évoquer la fameuse bière nationale, la Tusker. C’est une bière blonde de bonne facture, avec, comme il se doit, un bel éléphant sur l’étiquette. La Pilsner et la White Cap sont deux autres bières blondes. Peu le savent, mais il y a même du vin kenyan ! il est produit dans la région du lac Naivasha. Si vous avez de la chance, vous pourrez goûter un bon shiraz et un sauvignon blanc, issus de ces vignobles. La plupart des restaurants proposent quasi exclusivement des vins d’importation sud-africaine. Je vous déconseille de vous rabattre sur le vin de papaye : il n’est pas très bon, tout simplement.

J’ai donc profité, à Amboseli, de l’accueil luxueux de mon lodge, des vues sur le paysage magnifique, et après quelques jours de belles photos, de gastronomie et de repos au bord de la piscine, j’ai poussé en voiture jusqu’à l’autre nouveauté de mon voyage : un petit safari photos au cœur du parc Tsavo, à environ 4 heures de ma pause à Amboseli. Mon voyage s’est fini par une longue pose en bord de plage, près de Monbasa.  

Cocktails, farniente et poissons frais sur la plage.

Au sud, le Kenya donne sur l’océan Indien. La principale ville de la côte est Monbasa. C’est une longue étendue de plages paradisiaques et de villages de pêcheurs. Vous pourrez facilement faire de la plongée sous-marine. Des clubs existent tout le long de la côte, et la plupart travaillent directement avec les hôtels. L’eau est chaude, la visibilité excellente et la faune marine exceptionnelle. Pas besoin d’être un plongeur chevronné ou d’aller loin pour voir des paysages sous-marins de toute beauté. 

Mais attention, lors de vos plongées dans les eaux kenyanes, il y a tout de même un poisson à éviter : c’est le poisson-pierre, venimeux et dont la piqure peut être mortelle. Heureusement, c’est un gros poisson gris assez vilain, que l’on ne rencontre pas très souvent, et qui est plutôt d’un caractère placide. J’en ai vu un, une fois : il m’a regardé d’un air bovin, sans vraiment bouger, et nous sommes passés. Préférez les poissons dans votre assiette !

Il y a une multitude d’hôtels de bon niveau, voire de luxe, mais si vous préférez, vous pouvez louer un cottage, avec même les services d’un cuisiner personnel.  Que vous mangiez à l’hôtel ou dans un restaurant de page, ne manquez pas les poissons du coin, j’ai nommé les espadons, les requins et les barracudas. Passés au grill, ils sont tout simplement divins. Vous trouverez aussi divers crustacés, notamment des crabes et des langoustes. 

Sous les cocotiers, vous pourrez siroter un thé ou un café. Le café est une fierté kenyane, qui en produit et en exporte. Le thé local est très corsé, et servi avec du lait déjà sucré. Vous pourrez aussi savourer tous les cocktails possibles et imaginables, mais surtout vous désaltérer d’un délicieux jus d’orange, d’ananas, de mangue, de fruit de la passion, ou de lait de coco froid, le maduf.

Alors c’est décidé, vous partez ? Vous ne le regretterez pas ! Pour moi le Kenya est une sorte de paradis sur terre, un pays à voir absolument, chaleureux, magique. Il recèle tant de trésors et de choses à découvrir qu’un seul voyage ne vous suffira pas, vous y reviendrez !   

En savoir plus sur le Kenya

https://visit24.fr/kenya

https://www.davidsansfrontieres.com/tanzanie-region-sauvage